Exemples concrets
L’histoire de Bianca et Bernadet - le 10 juillet 2007
Il y a un peu plus de deux ans, mon père tomba gravement malade. Toute sa vie il avait eu des chevaux et des poneys. Il était absolument fou de chevaux et il pouvait s’en occuper pendant des heures. Ses chevaux étaient très câlins et il en était bien fier. Si les petits-enfants étaient chez lui, il les emmenait toujours avec lui pour aller voir les chevaux. Ensemble, ils les nourrissaient, les brossaient, nettoyaient les écuries. Et ils adoraient les sorties en calèche dans le bois. Et puis il était donc de plus en plus malade. De plus en plus malade, chose qu’il ne voulait pas admettre, il dut s’y résigner quand il n’eut plus la force de s’occuper de ses chevaux. Ce n’était pas facile à digérer pour lui.
Il a alors demandé au beau-père de ma soeur aînée de s’en occuper. Celle-ci hébergeait les quatre chevaux de mon père dans son pré et son écurie. Leur vie, jusqu’à ce moment fort agréable, changea brusquement : dorénavant ils avaient un maître sans patience qui criait tout le temps et n’hésitait pas à se servir du fouet. L’état de mon père s’aggravait, et il mourut sept semaines plus tard. Ma soeur avait promis de garder les chevaux ensemble dans son écurie, comme avant. Cependant, pas plus tard que deux semaines après le décès de mon père et à l’insu de ma mère et des autres enfants, elle a vendu deux des quatre chevaux à un marchand. Ils devraient être abattus. Mon frère et moi, nous avons essayé de les retrouver pour les racheter, mais en vain: le marchand n’en voulait rien savoir. L’oeuvre de vie de mon père était tombée en miettes.
Il restait donc deux chevaux, et quelques jours plus tard j’appris qu’elle voulait vendre la jument, appelée BIANCA. Heureusement, celle-ci est venue chez nous. Ce poney, l’orgueil de mon père, savait tout faire, mais elle était perdue : mon père avait disparu, deux poneys avaient disparus, un autre maître, un autre environnement, …
Avec beaucoup de patience et d’amour, j’ai peu à peu réussi à la rendre heureuse ; cependant, je n’y arrivais pas seule, et j’ai donc demander l’aide de Frederike. J’observais que Bianca n’était pas bien dans sa peau, et Frederike constatait que moi, je n’étais pas bien dans ma peau non plus. Frederike a parlé avec Bianca, et mon père nous manquait à toutes les deux, en tant que son compagnon humain pour elle, en tant que papa pour moi. Quand je m’occupais de Bianca, je devais tout le temps penser à mon père ; j’ai versé pas mal de larmes, ce qui avait une incidence sur elle. Nous avons eu des remèdes floraux toutes les deux. Après, Frederike a encore eu deux conversations avec Bianca, et aujourd’hui nous allons très bien toutes les deux. Je comprends mieux Bianca et je suis très heureuse avec elle. Vous devriez la voir: c’est un si beau et chouette poney! Ma soeur et son beau-père sont jaloux de moi puisque nous nous entendons si bien. Et mon père? Il est fier de nous. Qu’est-ce qu’on pourrait souhaiter en plus ? Avec toute notre gratitude envers Frederike ; sans elle, Bianca ne m’aurait jamais appelée sa compagne humaine!
Amitiés,
Bernadet